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Cette histoire de vie intérieure

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En voiture, j’ai pris l’habitude d’écouter la radio.

J’aime changer de fréquence et découvrir ce que propose le hasard. Hier, je me suis arrêtée sur la voix de C. André, parlant de vie intérieure (podcast ici et là toutes les autres petites émissions). Vaste sujet !

J’ai pensé : « C’est drôle car Roxanna Erickson définit l’auto hypnose par le simple fait de tourner son regard vers le monde intérieur, justement« . J’ai continué à écouter…

C. André définit la vie intérieure comme « tout ce dont nous prenons conscience lorsque nous désengageons notre attention des sollicitations extérieures ; nous réalisons alors que nous avons un corps et que des émotions, des sensations nous habitent, se mélangent dedans, dehors… La frontière qui sépare les deux, si elle existe, est poreuse. C’est tout ce flot continu de ressentis, images, infinité de phénomènes impalpables qui se font et se défont en permanence en nous ».

Pour faire (encore plus) simple, cultiver la vie intérieure nous met en capacité, nous autres êtres humains, d’agir dans le monde extérieur avec la force de l’équilibre, avec plus de cohérence entre qui nous sommes et ce que nous faisons.

Cultiver, pour C. André, c’est pratiquer l’introspection contemplative, prendre conscience de ses sensations, observer ce qui est à l’instant. Il appelle ça la méditation de pleine conscience.

Peut-être parce que la souffrance vient souvent de l’écart entre les expectatives et cette réalité, justement… une réalité qui est bien loin de sa source, les sens, loin, de près ou de loin à travers les ramifications des associations conditionnées entre une sensation, une émotion, une pensée, une réaction de loin en loin, automatique…

A quoi ça sert la pleine conscience ? A se doter de la même présence que l’oiseau, apte à s’envoler si la branche sur laquelle il est posé vient à se briser. Le volatile ne perçoit pas cette rupture comme une menace à son équilibre. De la même manière, l’équilibre intérieur n’efface pas la vulnérabilité ; il nous permet de la vivre plus sereinement, sans sombrer, sans replonger.

Cultiver sa vie intérieure demande du temps, de l’intime, l’écoute de sa singularité, en retrait (temporaire) des sollicitations extérieures, en recul du monde. Un recul qui fait avancer, une déconnexion qui permet naturellement une reconnexion à son essentiel.

Tout le contraire du tourbillon de nos existences où tout s’accélère, où les informations tourbillonnent. Tant de choses à faire à l’extérieur de nous-même que, même si l’on en voit l’intérêt, on ne prend plus le temps de se retrouver. Tout le contraire de la réduction des instants qui sans consommation ou sans divertissement nous semblent inutiles. Tout le contraire de l’uniformisation des sujets qui focalisent notre attention… même si nous sommes tous des exceptions à une norme qui n’existe pas, comme l’écrivait librement F. Pessoa.

Et alors, puisqu’on a la pleine conscience pour se relier à la substance même de notre existence, à quoi ça peut bien servir l’auto hypnose ?

C. André n’en parle pas. Il a déjà de bons résultats avec le mindfulness, tout comme ses confrères qui l’utilisent pour prévenir les rechutes de personnes ayant traversé une dépression ou d’autres tourmentes intérieures. Il dit que « la vie intérieure n’est pas un jardin à la française, (…), une cave, un grenier… au bout d’un moment on s’habitue et on repère, (…) avec la pratique« . Après, pour activer un changement, il utilise la psychologie comportementaliste.

Pour activer le changement, on peut aussi utiliser la transe hypnotique. Dans mon expérience, c’est efficace, simple.

Alors, à quoi ça sert la transe ? A transmettre notre intention de trouver le meilleur possible. A transformer le jardin, en arrosant les graines des potentiels, en cherchant les provisions dans la cave, en recyclant les ressources dans le grenier, en les triant, les décomposant, les recomposant… Concrètement, en établissant une communication avec ce qui est hors de portée de notre conscience et qui pourtant nous anime : l’inconscient.  Le maître de 90% des lieux de la vie intérieure. Inexplorée. Insoupçonnée.

En transe, on va aller activer le mécanisme et laisser notre réseau neuronal par défaut continuer de transmuter les composants de vie intérieure, à commencer par l’émotion. Parfois même, transcender ce qui est en ce qui peut être. Automatiquement, dans le sens fructueux de notre intention consciente.

Et nous avons tous cette capacité d’appeler la transe. On va apprendre à cultiver les deux, transe et conscience, en un seul et même art de la vie intérieure.

Beaucoup d’entre nous ressentent ce besoin pas seulement de diminuer le stress mais aussi d’augmenter notre conscience de nous-même, notre intelligence naturelle de nous-même. Ici, c’est ce que l’on fait tous les jours.

D’autant plus avec la douleur, qui rétracte notre vision. Les états d’âme douloureux ont pour fonction d’être des signaux de réflexion : ils sont comme le signal émotionnel (tristesse, culpabilité…), le message attirant l’attention sur le fait que l’on n’est plus intérieurement en adéquation avec l’extérieur. Il est temps de s’arrêter pour observer – quelles impulsions sont provoquées par les émotions (qui entrainent des cycles de rumination) et qu’est-ce que l’on souhaite faire avec cela ? Certains agissent sur les symptômes pour modifier leur regard sur eux-même, sur leur passé. D’autres ne font rien, s’allègent de la carapace et se laissent gagner par la vie. On essaie ensemble ?

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