S'écouter, créer

A chaque instant, demain se crée. Apaisement, renaissance, régénération sont des créations. Elles découlent de l'état d'esprit. Y porter attention c'est du bon sens, mais comment ?

S'écouter, créer

Où est la femme dans la maman robot ?

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Vous détestez tout ou partie de la maman que vous êtes devenue ? Cela fait des années que vous supportez la réalité en fuyant dans un idéal perdu, jamais atteint, qui tient à coup de « ça sera mieux demain, quand je serais zen, quand j’aurai arrêté de râler, de crier, la semaine prochaine, l’année prochaine, quand les enfants auront grandit, quand mon homme aura changé de job (ou de femme), dans 10 ans... ». Vous en avez MARRE ?

A l’occasion de la difficulté que vous êtes en train de traverser, découvrez et cultivez un art de vivre qui vous permet d’accéder à de meilleures possibilités en tant que femme. D’abord. Oui car être mère, n’est-ce pas l’une des ( multiples ) capacités d’une femme ( créative ) ? Avez-vous conscience que personne d’autre que vous ne peut ré-enchanter votre rôle de mère ?

Les mamans qui vivent un burn-out sont des femmes qui ne mettent pas ce mot sur ce qu’elles vivent. Elles sont souvent réduites à leur rôle. Elles ont juste le sentiment insidieux d’une sécheresse qui s’étend sans fin… jusque dans leurs paroles. Elles se sentent dépassées, d’abord par leurs réactions ; elle ne retrouvent plus le goût de vivre, elles font les choses par devoir, comme un robot, sans arriver à y mettre de cœur. Avec plus ou moins de lucidité, elles ont mis une croix sur leurs rêves. C’est valable pour les papas aussi, tout parent qui se voit faire les choses comme une machine automatique, qui n’arrive plus à s’investir, dans les deux sens du terme. Même si vous ne savez pas pourquoi, est-il devenu vital pour vous que les choses changent ?

J’ai bien connu ce sentiment. En 2000, j’ai perdu le goût. Littéralement. Je suis allée voir des médecins qui n’ont pas pu m’aider… En 2006, j’étais encore en train de raconter ma vie au psy numéro 3. Sortant d’un rendez-vous, je me suis trouvée nez à nez avec le patient suivant, un homme mentalement handicapé. Alors, j’ai eu honte de ma plainte. J’ai jugé que mes problèmes étaient ceux d’une nantie. Même si ma vie n’était pas idéale, j’avais des capacités, un travail avec des relations de qualité et une grande liberté de création, des enfants pleines d’amour et de vitalité, alors d’où avais-je le droit de me plaindre ? J’ai mis mon mouchoir par dessus, en continuant d’être parfois débordée par les larmes, sans y trouver de raison. Continuant de distiller cette tristesse sans nom. Continuant de ruminer avec plus ou moins de mélancolie, de m’énerver avec des cris plus ou moins remplis de rage. Maman-Godzilla.

En 2008, les choses sont allées de mal en pis. J’ai fait le constat que ma vie familiale n’avait carrément rien à voir avec mes lointaines aspirations. Ma vie amoureuse n’en parlons pas. Je ne voyais pas l’intérêt de me poser sans le père de mes enfants, qui soit dit en passant était de moins en moins proche et de plus en plus reproches ! Je ne savais pas encore que nous alternions les rôles dans un fonctionnement émotionnel bien connu. « Je ne peux pas vivre sans toi« , ça s’appelle de la dépendance affective – et ça fonctionne très bien en miroir de la co-dépendance, « Tu ne peut pas vivre sans moi« . Ma vie personnelle s’était réduite à un mot : « coupable » – et à une ou deux croyances de la famille des « jamais à la hauteur » et des « c’est de ta faute« .

Ma bibliothèque était pleine de livres sur l’éducation bienveillante et j’avais lu tout un tas de blabla sur l’enfant intérieur… Évidement, je n’arrivais pas à penser à toutes ces recettes (qui le pourrait ? ) au moment où j’en aurais eu besoin : c’est à dire juste avant de me laisser emporter par la colère ou n’importe quelle émotion ! Cet emportement était de plus en plus courant. Car tout me portait sur les nerfs, le moindre imprévu, le moindre désir des enfants contrariant mon plan de vol… C’est là que j’ai pris la résolution la plus stupide de toute ma vie (jusqu’à maintenant ) : faire face en me mettant complètement de côté, assumer mes responsabilités de mère, en mettant une croix sur qui j’avais aspiré à devenir en tant qu’être humain. Je fonctionnais comme un robot, un automate.  « Je dois…« , « Il faut… » commençaient la plupart des phrases de mon monotone monologue intérieur.

Aujourd’hui, j’élève mes enfants avec toute la bienveillance dont je rêvais, sans aucun effort. Les cris, il y en a encore parfois mais le plus souvent, ils expriment la joie. Quand il y a un heurt, signe d’un bon dynamisme relationnel, j’ai un nouvel automatisme. Il me permet de trouver rapidement la distance utile pour améliorer encore la communication (et accessoirement mettre au jour ou neutraliser une vieille réaction devenue inutile). Ça avance. M’étant apaisée, je deviens ce que je souhaite transmettre. Chaque jour, l’automatisme active une discipline (celle qui autorise un dialogue intérieur épanouissant), l’écoute (qui rend les ordres inutiles), l’implication (qui font que la punition n’a plus lieu d’être). Plus présente à soi, mon attention (donner de moi-même sans tension interne) induit une parole confiante, encourageante (moins critique, ce qui crée un climat naturel de croissance continue, indépendamment des évènements et de la météo des émotions). Résultat : de la compréhension (sans les jugements), de l’inventivité (pour trouver des solutions) et de la responsabilité (qui rend impossible la culpabilité). Ce que toutes les femmes qui élèvent des enfants souhaitent transmettre, non ? Comment ça peut-être encore meilleur ?

Aujourd’hui, je savoure ma vie.  Je la partage avec un homme qui m’aime et que j’aime pour qui il est, indépendamment de moi. Curieuse de découvrir ses avancées, aussi différentes des miennes soient-elles (et croyez moi, elles sont diamétralement différentes). Tout cela, ensemble (et c’était pas gagné ! ). J’ai lâché l’affaire de la perfection ; de toutes façons, est-ce bien utile, quand on a tellement rigolé en lisant « la femme parfaite est une conasse » ? Autant que l’on se sent décomplexée en lisant « L’apprentissage de l’imperfection » de Tal Ben-Shahar !

J’ai pris conscience que plus un point de vue est fixe, plus il est limitant, alors j’en cherche toujours plusieurs. J’ai constaté que les choix rationnels sont les moins fonctionnels. J’ai appris que ce qui est rationnel ne fait que justifier ce que le cerveau a déjà décidé bien avant que le raisonnement s’en mêle. Les synchronicités me font sourire. Les intuitions me ravissent. C’est cette réalité cousue de petits miracles irrationnels que j’aime et que je m’emploie à créer, de mon mieux. Plus besoin de cocktails pour survivre, pour faire face aux autres, aux manques, à l’urgence. Je sais que tout ce qui se produit dans ma vie est le fruit d’un de mes choix, plus ou moins conscients… Et puisque 95% de l’activité cognitive est inconsciente, pourquoi ne pas découvrir ce fonctionnement, ne serait-ce qu’un tout petit peu plus chaque jour, en toutes occasions ?

Aujourd’hui, j’ouvre une voie pour transmettre mes quelques clefs. Cela m’a demandé de laisser place à ce qui me tient vivante. Cela revient à poser une question qui peut paraitre étrange : Quelle énergie être pour créer un quotidien débordant de possibilités ? Parmi ces possibilités, il y a l’accès à ce que vous avez peut-être remisé, ces renoncements sans noms, ceux qui font couler les larmes sans raison… Dans ces possibilités, il y a aussi l’accès à l’espoir de bien plus de choix encore, l’accès à l’ouverture dans bien d’autres domaines de votre vie.

Alors, pour passer de maman plus ou moins robotisée à -> femme ayant chaque jour plus de possibilités pleinement épanouissantes, où se rendre ?

A soi-même. Et si vous ne savez pas comment, découvrez ces séances où lorsque vous venez, vous (re)trouvez la connexion avec cette femme aimante que vous êtes ; vous (re)trouvez toutes les aptitudes nécessaires pour élever vos enfants d’une façon créative, dans la joie de mieux vivre ensemble autant que possible !  A travers ce mécanisme, vous aussi venez (re)prendre votre vie en main, en (re)trouvant le chemin de ce qui est vraiment vrai pour vous.

Formation individuelle 2h00 – 145 euros. 1 à 3 séances.

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