S'écouter, créer

Apaisement, renaissance, régénération sont des créations. Elles découlent de l'état d'esprit. Prêt(e) à porter attention au devenir qui se crée ?

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Si le don est d’or…

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…comment parler d’argent sans en perdre la valeur apportée ? Le don fait apparaître la voie de la bonté, qu’un geste suffit à exprimer

Chacun d’entre nous connait des points faibles, des zones de difficulté même s’il/elle connait aussi des espaces de facilité, de talents, de dons.

A vrai dire, la plus grande difficulté me semble souvent d’assumer ses dons, un à un. Pour plein de raison, à commencer par les plus intimes et bien sûr aussi l’éducation, la culture familiale ou le désir d’intégration sociale. J’en sais un petit quelque chose. La première fois que le don s’est manifesté, j’avais 15 ans et aucune idée de ce qui avait bien pu arriver. Mon entourage mis cela sur le compte de la coïncidence et avec pudeur, tout le monde (à commencer par moi) a soigneusement mis l’anecdote aux oubliettes et le courrier de remerciement avec. Comme un rhizome de bambou, le don allait rester enterré bien longtemps, jusqu’à ce qu’il soit entrevu sous un nouveau jour.

Et pendant ce temps, je me suis investie dans la vie des autres ; de l’extérieur, on aurait pu dire que j’étais instrumentée au profit de projets qui m’ont échappés… Loin de soi, il arrive un temps où même notre propre vie nous démotive. Les talents ? Endormis. On réalise par devoir des tâches imposées artificiellement en décalage avec son cœur et ses véritables intérêts. Même si je trouvais ça et là de petites satisfactions dans ce que je vivais, les sentiments d’incompétence, d’échec, d’injustice, de colère et le stress se sont développés jusqu’à ma complète résignation… Dans les instants les plus sombres, seule la voix de ma mère m’a tenue en vie. L’effondrement de l’estime de soi, je sais ce que c’est ; s’enfermer dans une logique purement mercenaire de survie et de conformisme social, je sais aussi. Mais ce que je sais encore mieux, c’est comment sortir de tout ça – et surtout, pourquoi c’est essentiel.

Aujourd’hui, j’assume la liberté de vivre dont chacun de nous dispose. J’investis cette joie aussi pleinement que possible. Et cette possibilité d’honorer la bonté de ma vie en laissant se déployer les dons qu’elle me donne. J’ai appris la thérapie (brève, je ne suis pas super patiente !) et j’ai tenté de comprendre le mystère de ce qui nous dépasse, et notamment celui des guérisons spontanées, à hauteur de ce que ma capacité d’entendement me le permettait. A ce jour, ma foi intime me conduit à intercéder, sur simple demande (appel par tel, photo à envoyer et restituée ensuite). Je ne peux rien promettre ni proposer de mieux dans le domaine de l’accompagnement (tout le reste de ce qui transforme la vie relevant de l’apprentissage des processus créatifs). Et comme ça crée la bonté, pour la transaction c’est par don bien entendu.

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