Living fab de la création

Prends en main ta capacité à créer. Recrée différemment sans perdre de temps à combattre. Tu veux lever le blocage, sortir des répétitions de ce qui ne va vraiment plus ? Fonde et déploye pleinement ton système de transformation qui te transformera en source inépuisable d'avancée et de création florissante, florissant ton milieu. Donnes-toi le cadre, les connaissances et la constance pour le réaliser. On t'apprend à changer, régénérer à volonté espace, énergie, réaction, relation, situation, activité – réinventer dans l’art, la recherche, l’entreprenariat, la tech, l’éducation, pour le plaisir de donner vie à un rêve. Et le tien ? #presenceinitiative #connexionvivante #ecologieintegrée #cocreationculture

Comment devenir l’une de celles que le monde aime ?

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A priori, aucun rapport entre notre regard sur les stars, les influenceuses et la méditation ! Et pourtant… tout cela passe par la même voie : le sensible ! Autrement dit, la voix du cœur.

C’est le festival de Cannes et ce matin, j’ouvre le mail d’une célèbre marque de bijoux. J’en offre parfois à mes filles, surtout à celle qui me l’a fait découvrir. Elle aime particulièrement de longs pendentifs, rivières cristallines en forme de feuilles. Justement je vois une star de cinéma qui les porte… Dans ce mail, il y a aussi plein d’autres petites photographies façon instagram avec des modèles anciens et d’autres nouveaux, brillants sur des femmes renversantes, toutes plus apprêtées, plus glamoureusement habillées, plus mises en beauté les unes que les autres. Des exemples de féminité parfaitement lissés, parfois même accessoirisés d’un homme, tout aussi enviable. L’impression qui me vient est celle d’héroïnes inspirantes… A tous les coups, il y en a pour tous les goûts, toutes les couleurs… fascinantes ! J’observe ces photos léchées et plus je les observe, plus il me vient une impression de fausse route. C’est une sensation globale comme une pelote complète dont je prends le temps de dérouler le fil en écrivant ces lignes.

Il y a de quoi s’inspirer de certaines présences, lorsqu’elles dont l’écho avec mes propres projets. Cependant la ligne est ténue entre le souffle qui attise les braises de mes aptitudes à accomplir des choses et les co… pies ! Or les pies ont une fâcheuse tendance à s’envoler avec ce qui brille, accomplissant juste un détournement. Cette ligne se niche dans la façon dont je perçois. Car observer c’est créer, pas seulement à l’échelle quantique. Au niveau des émotions aussi, comme le montre Lisa Feldman Barret. Un ressenti basique comme « agréable » ou « désagréable » et des sensations corporelles sont associées pour figurer les émotions. Comment cela fonctionne-t-il ? Le cerveau régule le corps. Il doit prendre des décisions sur l’allocation de ses ressources, les dépenses et les récompenses. Il régule et prédit par automatismes quelles sont les sensations du corps afin de déterminer la quantité d’énergie adéquate à mettre en œuvre. Lorsque les sensations sont intenses, nous parlons d’émotion pour donner un sens à ces données sensorielles. Nous créons les émotions à partir de l’observation de ce qui se passe dans notre corps, à laquelle nous associons une représentation (en regard d’expériences acquises) dans un contexte qui leur donne sens. Le sens que nous composons est le fruit d’une perception de soi.

Or influencer la consommation passe de plus en plus insidieusement par les émotions pour générer une identification, captiver l’âme : on n’achète pas tant pour l’objet que pour ce qu’il représente et pour ce qu’il nous permet de ressentir, d’incarner. Ce détournement conduit fatalement à la perte des sens. Alors parallèlement on achète des dizaines de livres, on cherche dans l’énergétique, les formations, les conférences à retrouver son chemin de vie, ses énergies… La clé est si proche de nous, si intégrante à notre nature que nous ne l’observons pas, sauf à y porter attention de la manière la plus naturelle qui soit : par la voie du sentir. Observer les sensations, les mettre au clair, percevoir des émotions plus subtiles permet de muscler la capacité à réguler le ressenti. C’est en partie pourquoi la méditation de pleine conscience, comme chaque instant de présence entière, est si utile pour clarifier et ré-actualiser des associations devenues inutiles ou limitant nos possibilités d’agir.

Pratique

Mais comment on fait ça ? La présence à l’instant présent. Encore nombre d’entre nous confondent attention et présence car on ne leur a jamais montré la différence. Pour ceux qui le souhaitent, j’invite à un petit exercice cognitif très simple :

1/ porter attention à sa main. Vous sentez des picotements peut-être, la chaleur, l’air frais sur la peau, le flux sanguin que sais-je … ? Vous en avez conscience pleinement ?

2/ Et bien maintenant portez attention à cette conscience. Voilà : vous êtes dans la présence. Et observez ce que vous sentez car il se pourrait bien que ce soit une petite graine de plénitude 😉 en joy. Nb : quand on travaille, quand on interagit dans cette présence là, on profite véritablement de ce que l’on fabrique – et de ce que l’on vit. Se laisser inspirer, c’est aussi la meilleure antidote aux artifices d’intelligence que je connaisse. Au lieu de s’enfermer dans des représentations préconçues de soi, des autres, de ce qu’il « faux » exprimer, il est possible de se placer dans cette plénitude là – et de voir ce qui nous vient. A tout le moins, nous sommes alors bel et bien en vie. Et la vie n’est-elle pas toujours plus surprenante que ce que nous aurions pu imaginer ?

Sinon, on peut continuer à suivre d’autres voies – et je connais ça. J’avais à peu près 10 ans lorsque j’ai décidé de devenir… une fille de ma classe que tout le monde aimait, quoi qu’elle fasse. J’aurai pu choisir de devenir la fille de ma classe que tout le monde aimait en risquant de le faire à ma manière. Mais non, il y avait déjà une fille que tout le monde aimait et ce n’était pas moi – donc j’ai décidé d’être comme elle, à l’image cette fille là pour être aimée. Elle était toujours bien coiffée, habillée, peignée, attendue. Tout le contraire de moi, imprévisible, le cheveux rebelle, en décalage. Mon sentiment de ne pas me sentir aimée m’a conduite à choisir de lui ressembler, à faire comme elle. Je me souviens exactement l’endroit où j’ai pris cette décision. Celle de me ranger à son image pour fuir mon propre bouillonnement, tenter de l’ordonner. Cette fille s’est révélée hypocrite et calculatrice mais je n’ai pas pour autant remis en question ma décision de marcher dans ses pas.

Ce n’est que bien des années plus tard que j’ai compris… cette histoire de suivre les autres, de se conformer aux regards des autres. Et je l’ai compris non pas avant mais après m’en être détachée. Comment on déconstruit cette tendance à la fausse route ? En revenant à un état tout simple : la pleine sensation de sa propre vie. L’attention à la conscience. Car comme le dit si bien le philosophe italien Emmanuele Coccia, « l’espace dans lequel l’âme s’objective n’est pas immédiatement le monde, mais l’espace médial. Si le sensible sert aux vivants pour pouvoir apprendre et prendre conscience des corps naturels et du monde qui les entoure, ce n’est qu’à travers le sensible – et jamais directement, jamais immédiatement – que le vivant agit sur les choses, construit à partir du monde qui l’entoure un milieu spécifique, interagit avec lui, influence les objets et les autres vivants hors de lui ».

Et cet état sensible est toujours là, en deçà de n’importe quelle apparence physique, gestuelle, langagière ou même professionnelle, amoureuse, amicale, vacancière, identitaire ! Le fruit de ces expériences récurrentes sensibles, par la conscience, c’est ce que j’ai appelé la renaissance. Puis j’ai compris que cette renaissance venait d’une reconnexion. Je pensais que c’était une fois pour toute. Mais on ne mange pas une bonne fois pour toutes dans sa vie, on se nourri tous les jours. Et même à tous les instants, car on ne se nourri pas seulement en mangeant, on se nourri aussi de parfums, de paroles, d’énergies, de visions, on s’abreuve de pensées, de sentiments, de questions, de silence, de lumière, de rêves, de mouvements, de ce qui nous entoure, de ce qui nous habite, de ce qui nous traverse, de toutes ces choses que nos sens captent, sur tant de plans différents ! On peut se nourrir d’amour, on peut se nourrir de haine ou la vomir, on peut se nourrir de rien de nourrissant… de fait, on se nourri sans cesse, sauf à jeûner. Car on peut aussi choisir de ne pas se nourrir de tout ce qui passe et se passe. On ne peut pas ne pas s’alimenter, si ce n’est sur un plan, ce sera sur l’autre. Si je choisi de ne pas prendre d’aliments, je vais m’emplir autrement de l’air que je respire, j’y serais sensible autrement, plus attentive car la matière aérienne est plus subtile… La connexion, c’est pareil. On ne peut pas ne pas communiquer. La question est, avec quoi, avec qui établit-on le contact ? Mais c’est une autre histoire.

Revenons à ces femmes qui, sciemment ou non, inspirent un gros sentiment de « j’ai envie que les autres ressentent en me voyant ce que je ressens en te voyant ». Et donc, pour ça j’envie ta vie même si je te critique, j’ai envie de te ressembler, d’une certaine manière peu ou prou, j’ai envie d’être comme toi, à ton image à ta ressemblance ». Le lien que je créé par moi-même (et donc que je peux dé-créer, me libérant par là même de l’injonction à consommer ) : raccrocher cette cause avec un effet – cqfd comme ça ma vie sera plus simple, plus riche, plus facile, plus heureuse, plus pailletée, à l’image de la tienne… comme ça je serais aimée ! Renversement. Alors j’achète ces boucles d’oreilles que tu porte et avec ça, je vais commencer à te ressembler… à m’ordonner selon ton image, enfin à me perdre !
Mais cela n’est pas tout car à coté de ce que j’observe, ce que tu représente aux yeux de milliers, peut-être même millions de gens, en faisant tout pour te ressembler j’exprime ce sentiment que je ne vaux… pas grand chose, peu en tous cas moins que toi, c’est sûr ! La preuve en est : je n’ai pas des milliards de followers fans, prêts à tout pour être saisi par ma présence, se laisser influencer à travers leurs attentes avides de transformation, de transmutation !

Compter sur la puissance créatrice qui passe par les sens

Imaginez si les arbres faisaient ça, comment serait la forêt ? Si les fleurs faisaient ça, comment serait le jardin ? La vie se compose en bouquets d’êtres singuliers, de toutes natures. Sans dévoiement. Vous voulez vraiment trouver votre place ? Jamais vous ne la trouverez pleinement, sur tous les plans, en suivant une image aussi merveilleuse soit-elle. Jamais vous ne trouverez les sens de votre vie en dehors du sensible, sans explorer à travers vos propres sens, investir votre vie en toutes ses dimensions. Elles vont ensemble, comme les pétales d’une fleur. Une fleur unique, irremplaçable et à la fois composée par l’ordonnancement de sa nature. Une nature plus grande qu’elle, ce qui l’unit aux autres fleurs, aux arbres, aux animaux, à l’eau, la lune, les étoiles. A chaque instant demain se crée, la renaissance se crée… ou perpétue le même état, amplifie l’incompétence vécue par le poisson rouge qui tente le 50m haies. La vie se compose selon la conscience que l’on a de soi. Et plus cette présence que l’on présente au monde passe par le sensible, et moins elle passe par les images, plus les sens trouvent la voie. En reprenant son sens et ses droits, la pleine conscience rectifie le chemin de notre vie.

C’est pourquoi il est si important d’entraîner son attention par la méditation, la contemplation, le sport, les relations, tout ce que vous voulez qui ramène au sensible. Il est aussi utile de savoir transférer cette sensibilité identifiée, amplifiée dans cette expérience vécue sur le petit tapis de méditation, de savoir la faire percoler dans chaque instant, dans tous ces moments où l’on cherche un appui, immuable, audient, qui nous conduit à devenir auto-portant, autonome, agissant, florissant, bénéfiquement influent pour le vivant.

Et là, dans cette conscience sensible, si je regarde les boucles d’oreilles divinement portées par une autre femme, je peux les aimer, aimer cette beauté. Je peux choisir de les acheter ou pas, en mon âme et conscience, c’est à dire sans qu’elles influencent ce que je suis, ma conscience de soi (qui est la source ce que je deviens) n’étant pas attachée à une image glacée mais à la sensation de la sublime plénitude de la vie. Dans la reconnaissance, source de grâce. Parce que dans cet état de la conscience, j’ai la sensation d’être déjà pleinement aimée, légitime à œuvrer de mon mieux au merveilleux vivant. Je retrouve ma puissance d’agir naturellement, à faire ce qui me tient à cœur singulièrement. Car je suis déjà celle que le monde aime, ce qui crée le monde même. Vous en voulez la preuve ? Je suis là. Vous aussi, non ?

Amæ. Notre application est disponible à compter de décembre 2021 ici. Méditations/ Présence/ Énergie/ Échauffement des aptitudes créatrices – et bien plus encore.

Texte d’audio seul (envoi courrier) : 35 € / 5 envois complets (envoi courrier) ou accès à vie en ligne : 132 €. Paiement possible en 10 fois 14€. 14 jours d’essai gratuit et tarif étudiant sur demande.

À compter du 1/12/2021 : Calendrier de l’avent (accès gratuit) : 25 jours, 25 fois 4 min pour se réjouir des multiples saveurs du don de vivre. Accès à un nouvel audio chaque jour 365 fois 5 min dans l’app. En l’utilisant, traversez une année réenchantée au quotidien et arrivez à Noël dans un état d’âme propre à célébrer la renaissance des forces radieuses de votre nature. Et cette année plus aisément peut-être, les illuminations des rues feront-elles écho à celle, inaltérable, de votre cœur.

NB Chacun étant libre de ses croyances, nos audios sont conçus en dehors de toute religion.

Une question ? C’est par ici.

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