S'écouter, créer

A chaque instant, demain se crée. Apaisement, renaissance, régénération sont des créations. Elles découlent de l'état d'esprit. Y porter attention c'est du bon sens, mais comment ?

S'écouter, créer

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A l’heure où les mots « renaître » et « réinventer » sont utilisés à qui mieux mieux dans les moindres espaces de communication, je me demande… Comment peut-on le faire réellement ? Que cultiver pour que ces termes portent les fruits tant attendus de lendemains vraiment responsables et humains, humanistes ?

Comme chaque goutte d’eau dans l’océan sans laquelle il manquerait d’amplitude, chaque individu compte. Pour ce faire, il est nécessaire d’être en bonne santé, de pouvoir se sentir en sécurité, pouvoir explorer et apprécier sa vie, de s’accomplir, de pouvoir apporter une contribution enrichissante et d’atteindre ce bien-être (individuel) qui crée de la valeur collective, sociètale. Ces résultats sont le fruit d’organisations au service de l’humain, quelles que soient leurs échelles, de la cellule familiale, même monoparentale à la société humaine dans son ensemble. Explorer pour réinventer ; apprécier pour renaître.

L’importance de pouvoir explorer et apprécier sa vie se reflète dans un nombre croissant de discours sociaux ou politiques, prennent corps dans de plus en plus nombreuses actions. Par exemple, j’y rattache le mouvement actuel de croissance nombre d’initiatives soutenant l’engagement individuel dans l’entreprenariat, avec si possible une idée singulière qui intègre une nouvelle vision désirable du monde de demain – et si possible, un business model tout aussi novateur, décuplant les investissements.

Seulement on peut réinventer intellectuellement en se dissociant du résultat et apprécier son intervention pro sans que cette expérience nous mène à renaître en tant qu’être humain. C’est dommage, non ? N’a-ton pas qu’une vie ? Toutes nos expériences n’impactent-elles pas notre fameuse plasticité neuronale ? En tous cas une chose est sure : si nos actes divergent de nos valeurs, alors, pour combler le décalage, nos valeurs vont … s’aligner à nos actes ! Et c’est comme cela qu’imperceptiblement, on peut perdre le sens de sa vie… ou l’affirmer !

Certaines sociétés explorent de nouvelles manière de fonctionner, les réinventant en termes organisationnels comme le font par exemple des structures telles que Buurtzorg avec ses services de soins infirmiers à domicile nés aux Pays-Bas ; cette forme d’organisations nourri directement la capacité des collaborateurs à se réinventer et à renaitre en tant qu’être humain et en tant que soignant.

Chacun explore, réinvente et apprécie, renaît à sa propre vie à sa manière – et c’est bien ce qui fait la richesse de notre beau monde !

S’il existe aujourd’hui un investissement massif dans un plan de relance économique, il n’est pas directement orienté vers ce qui permet d’explorer et d’apprécier la vie… On évoque à tour de pitch l’humain au centre, surtout dans le social selling – mais concrètement, qui alloue aux organisations ce qui permet avant tout autre chose de nourrir la capacité personnelle à réinventer et renaître en mettant de la cohérence, en commençant à la source : avec sa propre vie ? N’est-ce pas à partir de là, de cet espace de renaissance et de création intuitive intérieure que chacun se trouve en mesure de pouvoir investir le collectif d’une manière vraiment novatrice, en lien avec un devenir profondément sensé ?

S’il existe des consultations pour presque tout, en existe-il une sur la stratégie d’exploration et d’appréciation de la vie de chacun ? Les capacités propres à réinventer et renaitre reposent sur 2 piliers, un sur chacune des rives du temps qui s’écoule entre nous et le monde de demain : le présent et le devenir – l’attention et l’imagination.

On sait simplement que la capacité d’attention est si captée que B. Patino appelle notre société « la civilisation du poisson rouge », montrant qu’elle repose sur une économie de l’attention… On sait aussi que l’imagination est une faculté sous-traitée : vous voulez une idée ? Vous avez envie d’une nouvelle histoire ? Allez… sur Netflix ! Or c’est ce cette nourriture d’images que se nourrissent nos imaginaires…

Regarder les choses comme si elles pouvaient être autres, c’est pour J. Dewey, philosophe, le pouvoir que l’imagination nous donne. Il est bien différent de la projection illusoire, la volonté intellectuelle formelle, fantaisiste et stérile qui sert parfois de refuge. A contrario, l’imagination est le pouvoir de faire comme si… ce que fait fructueusement Rob Hopkins, réinventer l’avenir justement ; autrement dit pour envisager un autre monde, un monde plus cohérent avec ses aspirations et les besoins de coopération des hommes avec la nature, nature dont nous faisons tous partie.

Mémoires et imagination sollicitent la même structure cérébrale : l’hippocampe, une région du cerveau limbique en forme de cheval de mer. Au sein d’un vaste réseau de zones comprenant des structures dans le lobe temporal, le cortex préfrontal médian et les régions à l’arrière du cerveau, inclus le precuneus et le cortex rétrosplénial, elle s’engage lorsque l’on se souvient d’évènements épisodiques du passé et imaginons des scénarios futur.

Il se trouve que notre imagination, la « pensée avenir » ou la « pensée des objets absents » comme l’appelle certains neuroscientifiques, parmi lesquels M. Jeannerod, conditionne ce dont on se souvient ; cela varie en fonction de ce que l’on s’imagine devenir. L’imagination est aussi une force qui nous permet de mémoriser : chaque expérience est composée d’informations sensorielles (auditive, visuelle, olfactive). Le réseau impliquant l’hippocampe se charge de les relier entre elles pour composer, reconstituer et réinterpréter… un ensemble que l’on nomme souvenir global – et ce, à chaque fois qu’une sensation associée, une bribe de souvenir, émerge telle une madeleine de Proust. Selon F. Roustang, l’imagination a immédiatement accès à la totalité du réel. « Il n’y a plus pour elle de traces mnésiques inchangées que l’on pourrait suivre à nouveau pour reconstituer un passé enfoui, car elle en brouille l’origine par le perpétuel mouvement qu’elle leur inflige et par les myriades de liens qu’elle tisse entre elles à sa guise

N. Fischer, moine bouddhiste contemporain, va encore plus loin ; il avance que notre imagination représente la clef de notre liberté. De son point de vue, elle n’est pas indépendante de la réalité. Elle est ce qui constitue la réalité même ( et je ne parle même pas des placébos ). Grâce à elle, notre perception n’est jamais arrêtée. Lorsque l’on sait s’en servir les informations que l’on capte intuitivement, nos perceptions, prennent la forme d’images sur nos écrans mentaux.

Il existe deux formes d’imagination : l’imagination reproductrice (bien que personne n’ait la même représentation mentale du mot « chat » car cette représentation est influencée par ce que nous sommes) et l’imagination créatrice (qui nous permet d’accéder à l’inédit, représentant une inspiration ou associant des images déjà connues pour produire de l’inconnu). Cette aptitude détermine notre manière d’intérioriser nos expériences et de déployer notre pensée créatrice. Et je ne parlerais même pas de ce que cela représente pour les mystiques ou les guérisseurs – le langage des images permettant de communiquer avec des mondes en soi qui peuvent nous influencer, nous informer.

Attention et imagination sont aussi les deux ingrédients des expériences de conscience élargie que l’on nomme hypnose lorsqu’elles sont mobilisées volontairement dans un cadre de soin – ou de démonstration plus ou moins spectaculaires, des facultés de la conscience. Mais ces aptitudes innées vont bien par delà. Elles sont aussi associées pour fonder le développement du bébé humain – et de l’être humain tout au long de son existence.

Porter attention à son attention et libérer son aptitude à se dégager du réel pour construire des images inédites : voila les matières à investir pour établir une stratégie d’exploration et d’appréciation de notre vie. Sans stratégie claire, à l’échelle des organisations quelles qu’elles soient, comment créer un cadre pour les investissements qui ont pour résultats l’humain (vraiment) au centre ? Sans cela, comment faire des propositions pour soutenir et intégrer des services permettant d’explorer et d’apprécier nos vies, la vie que nous partageons ?

Ce que je constate c’est qu’à ce jour, l’attention est utilisée massivement pour maintenir la consommation ; le social selling se développe, à grand renfort de marketing émotionnel, de neuromarketing, d’algorythmes qui accentuent l’enfermement dans ses idées. Je me demande parfois : les gens qui mettent tant d’intelligence, d’éloquence et de créativité dans tout cela, comment cette activité influe sur ce qu’ils deviennent ? Hormis d’être nourris de riches liens sociaux, ont-ils conscience des résultats de ce qu’ils participent à créer, des impacts dans la vie de chaque individu que leurs productions va toucher ? Chaque individu qui compte…

Bon. Revenons à l’attention. Dans ces conditions, l’injonction est paradoxale : d’un coté on veut réinventer mais de l’autre, nos habitudes de vie sont renforcées par la manière dont notre attention est captée pour toujours vivre de la même manière – profitable aux mêmes projets économiques.

De même pour l’imagination, qui dès l’enfance, est toujours désinvestie par les pédagogues au profit des compétences de raisonnements intellectuel et mathématique. Pourtant, c’est bel et bien une fonction mentale supérieure qui se développe grâce à l’accumulation d’expériences variées, en interaction avec un environnement précis.
Souvent, à l’âge adulte les compétences d’imagination sont cantonnées aux créatifs – une drôle de spécialité pro, maintenue à part.

Or imaginez que vous croquez un citron, les dents dans le quartier bien juteux… ce jus acidulé coule derrière les dent et son acidité parfumée produit une drôle de sensation… vous l’avez ? Observez quand vous l’avez, la salive qui arrive du fond de la langue… car votre corps se prépare à digérer un citron. Pourtant, c’est de la pure imagination. La recherche a montré depuis longtemps déjà que le cerveau, bien à l’abri dans sa boite noire, ne fait pas de différence entre le tangible et l’intangible, entre l’expérience d’absorber un citron matériel et l’absorption d’un citron imaginaire, créé par votre force mentale.

Le cerveau construit le monde, ses représentations pour que nous habitions nos vies. Se souvenir et imaginer activent les mêmes réseaux neuronaux. Certains scientifiques posent l’hypothèse que l’on se connecte à des champs d’information grâce au cerveau… mais une chose est sûre, nous construisons ce qu’il en advient. Nous fabriquons rien qu’en existant. Même ressentir est une construction. La neuroscientifique L. Feldman Barrett déclare qu’ « une émotion est la création par votre cerveau de ce que signifient vos sensations corporelles, en relation avec ce qui se passe autour de vous dans le monde ». Elle ajoute que « les humains ne sont pas à la merci de circuits émotionnels mythiques enfouis au plus profond des parties animales de notre cerveau hautement évolué : nous sommes les architectes de notre propre expérience. »

J. LeDoux a proposé une théorie similaire de la construction des émotions, basée sur des décennies d’étude de la plus « primaire » des émotions : la peur. Il affirme que le sentiment conscient de peur est ce qui émerge lorsque certains types d’ « ingrédients » non conscients se combinent et sont interprétés ou « remarqués » de manière cognitive.

Apprendre comment les émotions sont créées à partir de divers « ingrédients » est plus que communiquer ; cela permet de créer la réalité. Trouver quels sont les outils pour donner un sens aux sensations corporelles et comment agir sur elles, pour communiquer avec nuance ce que nous ressentons, c’est une compétence essentielle pour qui ne veut pas passer à coté de sa vie ! Et même, vivre de tout son cœur. Oui, pour qui veut vraiment réinventer quelque chose, il est temps d’apprendre comment trouver de nouvelles interprétations, concevoir ( ce qui consiste justement à porter attention + imaginer) d’une façon plus salutaire, pour soi-même, pour l’avenir, pour la nature, si patiente…

Justement, Transeformind s’est établie pour promouvoir l’exploration libre et l’appréciation de nos expériences. Elle soutient aussi les organisations dans le développement de leurs stratégies dans ce sens, celui d’une renaissance, d’une régénération, d’un réenchantement – collectifs.

Avec cette entreprise, nous visons à créer une structure d’appui durable pour tous ceux qui fournissent des moyens d’explorer et apprécier la vie, depuis l’intime de nos intériorités vers la lumière de nos petites vies relationnelles – familiales, pro – citoyennes, économiques et sociales.

J’imagine ce jour où presque toutes les organisations auront développé des stratégies d’exploration et d’appréciation de la vie de chacun ; ce faisant, nous serons tous en état d’améliorer la connaissance et la compréhension des processus de réinvention et de renaissance. Nous aurons choisi d’augmenter leur visibilité et pour s’assurer que la prise en compte du besoin d’explorer et d’apprécier la vie devienne une part du cadre politique stratégique concernant les décisions qui affectent les gens, leurs vies.

Le défi pour les fournisseurs d’expériences de réinvention et de renaissance est d’offrir les meilleures opportunités possibles et de créer des espaces d’exploration et d’appréciation qui attireront les personnes en quête de sens, les conduiront à réinvestir leur propre attention et leur imagination. Avoir la possibilité d’explorer et d’apprécier sa propre vie de nouvelles manières plus enthousiasmantes, joyeuses, vivifiantes et plus créatives, intuitives : ça peut commencer ici, maintenant, en écoutant sa propre voix !

Entre perception intérieure et action, les allers retours sont incessants. Être à l’abri dans son fort intérieur, c’est confortable… et c’est là que la vulnérabilité est indispensable ! Seule cette aptitude nous permet de prendre des risques. Surtout celui de sortir de nos habitudes d’action, de nous ouvrir à l’inconnu sans aucune certitude quand au résultat…
Sans elle, comment vivre une vie pleinement vécue ? Sans elle, il est impossible de trouver et encore moins d’exprimer sa vérité, de s’intégrer véritablement dans le monde. En retour, cette démarche de vulnérabilité individuelle fait du monde un meilleur endroit à habiter !

Nous sommes tous architectes de nos expériences. Le processus par lequel j’en ai pris conscience ressemble beaucoup à ce que l’on observe quand on jette un caillou dans l’eau : il se forme des ondulations qui s’intègrent par cercles, absorbant une partie de l’énergie du caillou, la propageant alentour. Justement, mon rêve d’enfant était de devenir architecte ; je l’ai réalisé, jusqu’à un doctorat sur la vulnérabilité des habitats et des habitants face aux catastrophes – ce qui m’a habitée d’un sentiment d’aboutissement, bien par delà ce que j’aurai pu imaginer en commençant mon chemin pro !
Forte de cette expérience, j’ai dépassé la lorgnette de mon métier pour embrasser les visions de toutes les parties prenantes du secteur construction ; cela m’a amenée à troquer une posture technique en échange d’une démarche nouvelle, tissée de consensus et de négociations.

Mais plus tard, un rêve plus fort, plus fou m’a appelée après treize années passionnément consacrées à mettre au monde de nouvelles expériences. Elles étaient conçues pour enrichir la capacité individuelle à mieux construire grâce à l’exploration des terres inconnues, celles où se produisent les fêlures, où se montrent les vulnérabilités des constructeurs. Ce rêve est né de l’expérience d’une métamorphose par les états de conscience élargis, ceux qui permettent d’améliorer sa manière d’habiter – et d’abriter – la vie, sa propre vie faite de relations et d’à venir.

Encore une fois, j’ai dépassé la lorgnette d’une fonction pour l’envisager à l’échelle d’un ensemble plus inclusif et plus près de ce qui donne toute sa signification à l’action d’abriter. Le temps est alors venu d’embrasser l’art d’habiter dans un sens plus grand, se permettant de s’intégrer soi-même en intégrant d’autres dimensions humaines que la dimension physique.

La curiosité, l’ouverture à l’inconnu étant peut-être une aptitude parmi les plus précieuses à mes yeux, j’ai aussi exploré cette aspiration.
Je suis devenue une meditateure d’un nouveau genre, de celui qui permet à chacun de reprendre en main son pouvoir d’agir en retrouvant sens, couleur, créativité intuitive. Aujourd’hui, pour un investissement alternatif à Netflix, vous trouverez ici des expériences intangibles mais bien réelles, qui conduisent à renaitre – s’habiter et habiter pleinement l’espace de sa propre vie 😉

Et par ondulation, c’est de là, de notre attention à cette demeure fondatrice de nos propres singularités humaines, que se révèle le pouvoir de réinventer un devenir – le nôtre, celui de notre société, celui de notre monde, là, tout de suite, ensemble.

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